Après être tombé pour la première fois de la saison contre une équipe de Brest volontaire et plus motivée, les Caennais se doivent de réagir, à domicile face à Tours, pour ne pas entamer une série noire dont ils sont spécialistes en période hivernale.
Le faux-pas breton comme un anecdote... c'est ce que tout le monde espère. Mettant fin à une belle série de 12 matchs sans défaites (et 9 victoires) qui donne au SMC le titre honorifique de « dernier club pro invaincu en France » cette saison, l'équipe de Steve Elana a semé le doute dans un effectif caennais qui avait pour l'instant toujours réussi à rattraper ses absences d'envie ou de précision par une réussite digne d'un champion. Apparemment, il n'y a pas péril en la demeure mais restons sur nos gardes.
3 bonnes raisons de ne pas craindre une rechute
- Le Stade Malherbe a un effectif qu'on peut, sans doute, qualifier d'un des plus étoffés de Ligue 2. Avec de nombreux joueurs aguerris au plus haut niveau, capable techniquement de faire la différence en cas de jeu « égal ». De plus, la force du Stade Malherbe est d'avoir sur le banc plusieurs joueurs qui cherchent à percer (El Arabi, Raineau, Yatabaré, Van la Parra etc...) et s'imposer dans l'effectif caennais. Comme on l'a vu en début de saison avec la méforme de Sorbon, Franck Dumas n'hésite pas à envoyer des joueurs considérés comme « cadres » sur la touche si cela peut jouer en faveur de l'équipe et cet état des choses agit comme un stimulant certain sur le mental des joueurs qui ne peuvent se relâcher. Le niveau L1 est l'objectif du SMC qui a bien conscience de ne pouvoir jouer dans la même cour que la plupart des autres pensionnaires de L2.
- Un match ne fait en aucun cas la saison : la méforme Brestoise ne reflète pas les performances du SMC qui est, d'habitude, bien plus mordant et incisif. L'équipe peu inspirée du Week-end dernier n'était qu'une pâle copie du SMC de cette saison... Même les plus grands ont subi des défaites surprises (tel Bordeaux face à l'ASSE ou Lyon contre Nice) et ont rebondi avec brio. C'est au tour du SMC !
- Le retour de Benjamin Nivet n'est pas anecdotique. L'un de caennais les plus en vue depuis le début de la saison (avec Langil, peut-être) va apporter au groupe de Franck Dumas c'ette aisance et fluidité au milieu de terrain qui a tant manqué face à Brest. Le meneur de jeu caennais retrouve donc les terrains avec Heurtaux qui est l'une des bonnes surprises de ce début de saison. L'absence de Deroin est toujours à déplorer mais les Caennais ont les moyens de parvenir à se défaire d'une modeste mais tenace équipe de Tours (8ème), même sans le mythique Président.
Mais deux écueils à éviter...
Tours, bien que classée 8ème, récemment promue et maintenant installée dans le milieu de classement de la L2 n'est pas à prendre à la rigolade malgré tout. Vainqueurs à la Maineau cette saison face à Strasbourg (0-1), les hommes de Daniel Sanchez sont aussi parvenu à sortir Le Havre de Coupe de la Ligue, à dominer une nouvelle fois l'équipe haut-normande en championnat (2-0) de même que Guingamp (2-0) ou à obtenir le nul face à Nantes. De bonnes équipes de L2 se sont déjà cassé les dents sur ce client modeste mais confiant et jouant sa chance à fond. De plus, le Tours FC reste sur une assez bonne série lors des 9 derniers matchs avec une seule défaite et trois victoires, n'ayant pas quitté la première moitié de tableau depuis la 3ème journée de L2. Enfin, cette équipe est spécialiste du money-time, particulièrement décisive dans les dernières minutes du match et peut, sur un coup de poker, faire basculer le score.
Les Caennais sont, on a pu le voir durant les saisons précédentes, les rois des séries, des spirales positives... ou infernales. Après une longue et belle période de victoires et de nuls, les coéquipiers de Nicolas Seube seraient-ils capable de sombrer dans un enchaînement de contre-performance ? Un nul suffirait à les faire douter et chacun sait combien la confiance joue dans le football. Espérons que Dumas aura su remettre ses joueurs dans le sens de la marche et, accessoirement, du but !
Les Caennais sont donc, ce vendredi, face à leur 3ème vrai défi de la saison. Le premier avait été de bien démarrer... ce fut chose faite avec une courte victoire face à Nantes. Le deuxième était de trouver un rythme de croisière, de s'installer sur le podium. Mission accomplie avec 30 points (soit 6 de plus que Le Havre) et 12 matchs sans défaite. La troisième et présente épreuve est de se relever après le premier faux-pas. Les Caennais sauront ils aller jusqu'au bout ? Réponse à d'Ornano vendredi soir !